Les Chemins du Médoc: Blog photo sur le Médoc
Un blog photo sur le Médoc

Au fil du temps, des moments inattendus, improbables, des lieux sublimes, sur les chemins du Médoc

Un orage passe sur la presqu'île

Jean Le Gabier

Arrivé par le nord ouest de l'océan, le mauvais temps file en grondant au dessus de la forêt de pins et traverse la presqu'île. Tout au fond de l'horizon, des coups de tonnerre se succèdent. Sur la plage déserte, la lumière est métallique. Des lambeaux de nuages glissent sur la grève. Un peu plus tard, du côté de l'estuaire, au pied des rangs de vignes, pas encore bousculé par la tourmente le soleil du matin éclaire violemment les marais sur un ciel noir d'encre...

Dans les palus

Jean Le Gabier
lever de soleil

Un matin de Décembre. Le jour se lève. Une lumière d'or laque les mares. Au dessus de l'estuaire, des avions laissent derrière eux des portées interminables. Un héron cendré quitte son nid et donne le la. Les arbres et les haies qui bordent les près dessinent des Jiànzhis. En quittant l'horizon, le soleil illumine la peupleraie et les palus, encore figés par le blanc des premières gelées et fumants de brume...

Dans les marais

Jean Le Gabier

Comme souvent, dans les marais, l'aube est flamboyante. Le soleil monte lentement au dessus de la forêt, me laisse le temps de prendre des clichés. Un vol d'étourneaux passe au dessus du chenal. Ils ont passé la nuit dans la rosière et se dirigent maintenant vers les palus en bordure de l'estuaire. Toute la nuit, les tétragnathes ont banqueté et laissent sur place leur incroyable piège d'argent tout le long de la lisière.

Le temps avance, la lumière blanchit doucement. Dans quelques instants tout sera effacé...

Les deux chênes

Jean Le Gabier

Dans la forêt de pins qui longe l'océan, une parcelle déboisée. Au milieux des ajoncs et des genêts, deux jeunes chênes solitaires ont été épargnés. Je pense au bucheron qui est passé là, tout à côté de ces arbres et les a préservé. Sans cette clémence, ce matin de novembre, le paysage ne serait pas ce qu'il est et n'exciterait pas notre imagination. Sans doute ne me serais je pas arrêté...

Hier soir, au bord de l'océan

Jean Le Gabier

L'avenue qui mène à l'océan est déserte. Sur le front de mer, bien peu de monde. Il faut dire qu'il a plu tout l'après-midi. Peu de chance ce soir, de voir un coucher de soleil.

Et pourtant; intrigués par l'étrange lueur de cette fin de jour, quelques badauds sont venus. Ils ont bien fait.
Hier soir, entre deux averses, il y a bien eu un coucher de soleil. Un étrange coucher de soleil dont la luminosité orange frappait le dos des nuages, retombait en poussière sur les dunes et l'océan fumant.
Une étonnante luminosité enveloppait l'espace, donnant cette impression absurde, que tout s'était arrêté et d'être au point même où le soleil se couchait.

Au bout du chemin, un Komorebi

Jean Le Gabier

Novembre. Dans la forêt, les feuilles cramoisies attendent vaillamment les coups de vents pour tomber en une pluie d'étoiles... Un bruit de papier froissé accompagne le pas du cueilleur matinal...

L'heure bleue

Jean Le Gabier

Les derniers nuages du jour arrivent tout juste au dessus de la presqu'île. Au fil des minutes qui passent, ils prennent les couleurs du soir, se traînent au dessus des marais et semblent vouloir arrêter leur voyage. Du côté de l'océan, le soleil poursuit sa route.

C'est l'heure où la nuit tombe, l'heure où la brume s'échappe des rosières. L'heure où le bleu du ciel commence à changer. C'est l'heure bleue...

La terre a fait un tour

Jean Le Gabier

La terre a fait son tour. Hier soir, au soleil couchant, les couleurs du ciel se sont accrochées à la plage. Ce matin, avec le jour qui avance, elles se sont comme diluées dans les eaux des marais... Les jours passent, quelque chose se passe qui nous dépasse. La terre continue de tourner.

Un quart d'heure magique

Jean Le Gabier

Difficile de mettre des mots pour décrire le paysage que je vois. Les neurones sont comme anesthésiés. Le regard est happé par une alchimie qui me dépasse. Le temps coule doucement. Je ne perds pas une goutte de lumière. Il faut profiter de ce quart d'heure de bonheur qui masque les vicissitudes du jour.

Quinze minutes et la nuit tombe...

Un après-midi d’octobre

Jean Le Gabier

Un vent chaud venant du sud souffle sur les dunes. Plus bas, au bord de l'eau, il fait presque froid. Un voile de brume saturé d'iode s'étale sur la plage, déborde et se répand sur les terres qui longent l'océan. Une étonnante connivence des vents et des courants transforme le paysage. La presqu'île vogue..

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