Les Chemins du Médoc: Blog photo sur le Médoc
Un blog photo sur le Médoc

Au fil du temps, des moments inattendus, improbables, des lieux sublimes, sur les chemins du Médoc

L'heure rose

Jean Le Gabier

Les nuages chargés de pluie arrivent à toute vitesse au dessus de l'océan. Par grappes, le long de la côte, les mouettes semblent s'amuser, à surfer contre le vent. Sur la crête des dunes, les oyats rigolent et se balancent comme des fous... La nuit va tomber. Pour une fois, ce sera l'heure rose....

Un matin de mars sur l'estuaire

Jean Le Gabier

Début, mars, l'aube a du mal à se lever. Il a plu toute la nuit, les derniers nuages passent l'estuaire et s'entassent lourdement au dessus de la rive d'en face. Dans les palus, des oies cacardent. Le temps se calme, c'est l'heure de la renverse. Le fleuve devient alors muet et s'étale jusqu'à l'océan comme un ruban de métal poli.  Comme par jeu, deux cormorans filent à toute vitesse au dessus des eaux plates. 

Le lac et le ciel

Lo lac e lo cèu

Jean Le Gabier

Et puis il y a les matins de Février où les ors, les ocres, les roses et la brume se mêlent. Une fois encore, le lac et le ciel se confondent. Les bateaux volent entre ciel et eau accompagnés des cormorans et des hérons.
Des couleurs inattendues et des images qui nous amènent sur d’autres rives...

L'estuaire, un bout du monde

Jean Le Gabier

A l'autre bout du monde, des lieux fabuleux ont essayé en vain de me retenir. Je pensais alors aux rives de l'embouchure de la Garonne. Ce matin de février, c'est marée basse. Un aubaine pour les tadornes et les mouettes qui invisibles, prennent leur petit déjeuner en piaillant sur la vasière, à la limite des eaux. Pour de bon, nous sommes à l'autre bout du monde... Je ne regrette pas d'être rentré.

Un soir de février

Jean Le Gabier

Tout au bout de l'océan, le soleil a disparu. L'or s'étale, glisse sur l'estran laissé libre par le ressac. A chaque vague qui repart, la lumière rasante illumine la plage, dessinent des arabesques sur le sable. Du côté de Cordouan et au dessus des terres, les bleus s'effilochent, se mèlent puis se fondent au fil des minutes qui passent. c'est l'heure bleue. La nuit va tomber. Il est l'heure de rentrer...

Ciel rouge le matin, pluie en chemin

Jean Le Gabier

Le soleil est à peine levé. Le ciel rouge pâlit au fil des minutes qui passent. Le long du chemin qui traverse les vignobles, abandonnés depuis longtemps par leur bedeau, les clochers chaperonnent les villages qui s'éveillent à peine. C'est la saison de la taille. Il est tôt et les vignerons ne sont pas encore à pied d'oeuvre. Mais il faudra se dépêcher car "ciel rouge le matin, pluie en chemin"...

Quand les nuages traversent la presqu'île

Jean Le Gabier

Le mauvais temps s'est installé sur la presqu'île. Ce n'est vraiement pas un temps pour prendre les chemins. Mais ce serait oublier combien de l'estuaire à Cordouan, du matin jusqu'au soir, la lumière joue avec les nuages pour le plus grand bonheur du glaneur de lumière...

Au bout du sentier, la savane

Jean Le Gabier

Jeudi, 8 heures, le jour se lève. Les uns après les autres, les nuages grisés par la nuit se teintent de rose. C'est le signal pour vite finir sa tasse de café, la laisser sur la table et reprendre  le chemin qui traverse la forêt de pins. Au bout du sentier forestier, la lande est là, encore un peu sombre, sous un ciel copieusement éclairé par le soleil levant. Le froid engourdit les doigts et pourtant une fois de plus, la savane n'est pas loin.

Quelques minutes de plus, le soleil passe lentement au dessus des pins, la lumière devient de plus en plus blanche. Le voyage imaginaire se termine ... 

Le lac

Jean Le Gabier

En janvier, il y a des jours sans vent, sans bruit. Le lac est alors aussi blanc que le ciel du matin. Tout est sens dessus dessous. Les bouées des corps-morts perdent la tête, la mouette se regarde voler sur le miroir de l'eau. Avec un goutte d'imagination, les bateaux peuvent s'envoler. Près des berges, des poissons et des oiseaux se cachent dans les roseaux...

Et puis un pêcheur manoeuvre au large et le lac réapparaît en de lentes ondulations.

Les grues cendrées

Jean Le Gabier

Dans la forêt de pins les premiers rayons du soleil dissipent les brumes matinales. C'est l'heure où les grues cendrées qui passent l'hiver ici, quittent leur dortoir. Elles vont banqueter toute leur journée dans les champs tout proches. Et comme tous les jours en fin d'après-midi, juste avant que le soleil ne se couche, repues, elles reprennent ensemble le chemin de l'étang tout proche...

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